Le groupe

Farafina, une figure emblématique du Burkina-Faso C’est au début des années quatre-vingt que le groupe Farafina s’est fait connaître auprès du grand public (africain et européen) qui fut conquis tout de suite par sa musique tissée de rythmes complexes et puissants et portée par les lignes mélodiques des balafons, de la flûte et de la kora.

Ce groupe est devenu au fil des ans, une figure emblématique du Burkina-Faso, pays particulièrement chaleureux de l’Afrique de l’Ouest et son ambassadeur à travers le monde.

De Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, le groupe porte au et fort dans son cœur le quartier de Bolomakoté dont la plupart sont originaires, véritable vivier de musiciens.

Les musiciens restent donc profondément attachés à leur culture et leurs racines.

Tout en jouant et en revendiquant ses instruments traditionnels, Farafina intègre des formes orchestrales et mélodiques nouvelles. De chaque tournée, comme l’on rapporterait des souvenirs de vacances, ils rentrent avec de nouveaux rythmes, de nouvelles combinaisons mélodiques, des ingrédients de toute sorte qu’ils aiment mélanger à leur propre musique, sans jamais la renier.

Les yeux ouverts et l’esprit critique sur la façon de comment tourne la planète, leur perception de la société se retrouve dans leurs compositions qui abordent des thèmes d’actualité et les réalités africaines d’aujourd’hui. Malgré la gravité des sujets, leur musique est vivante, dynamique et positive, empreinte d’espoirs et d’encouragements face à l’adversité et aux difficultés que rencontrent tout un chacun.

Ce qui rend leur musique si contemporaine, dépassant la simple connotation traditionnelle qu’inspire le son des balafons et des djembés. Ainsi avec un retour à une instrumentation exclusivement africaine, Farafina réussit le pari de garder sa ligne musicale qui a fait toute son originalité, tout en créant une musique empreinte de modernité. C’est cette ouverture artistique qui leur a permis d’expérimenter de nouvelles formes musicales avec divers musiciens.

On peut remarquer qu’au cours de son odyssée de près de 20 ans, Farafina a forcément connu des changements. Son fondateur, Mahama Konaté a quitté la formation en 1991 et est décèdé en octobre 2010. D’autres sont partis.

Ainsi de nouveaux et jeunes musiciens issus des différents cours du quartier de Bolomakote rejoignent régulièrement le groupe apportant à chaque fois une énergie nouvelle. En effet, pour la plupart, ils viennent à l’école Farafina appelée ainsi car elle répond à une tradition toute africaine qui voit les enfants dès leur plus jeune âge suivre les ainés dans leurs concerts, ce qui permet d’assurer une étonnante et remarquable continuité musicale.

Tout comme l’Afrique, plus qu’un groupe, Farafina est un espace ouvert où chaque musicien peut ajouter sa sensibilité musicale, explorer d’autres voies puis réintégrer le groupe sans soucis.

Ce qui les réunit, c’est le partage d’une approche artistique commune, le « FARAFINA SPIRIT ».

Les artistes

Il apprend le métier de tailleur et s’installe pour son propre compte pendant plusieurs années période durant laquelle il séjourne également à Abidjan. C’est à son retour au Burkina en 1976 qu’il rencontre Mahama Konaté dans un cabaret, taverne traditionnelle où l’on sert de la bière de mil et où jouent des musiciens.

Mani est tellement touché par sa musique qu’il le suit partout dans les cérémonies où il joue et devient un fervent supporter alors que FARAFINA n’existe pas encore.

À la création du groupe, il crée les costumes de scène. A cette époque, il monte également la troupe de danse Dodje avec laquelle il participe à la semaine nationale de la culture, gagnant le 2ème prix en 1982 et le 1er prix en 1984.

Mahama Konaté, témoin de ce succès, confie alors à Mani la création d’un groupe FARAFINA 2 (ou YELEEMBA) qui réunit près de 25 personnes, danseurs et musiciens, tous jeunes et talentueux.

En 1986, il rejoint les FARAFINA en qualité de danseur, avant de jouer le doumdouba et plus tard la kora basse.

En 1991 Mahama Konaté quitte la troupe et la confie à Mani. Dès lors et depuis le récent décès du fondateur le 4 octobre 2010, Mani est devenu le fier pilier d’une tradition musicale et d’un esprit de pensée.

Souleymane SANOU dit "Mani"

Doumdouba - Kora basse - Chekere - Voix solo & Voix choeur - Danse

Fatoumata DEMBELE

Voix solo & Voix choeur - Chekere

Fille de griot et griotte elle-même, Fatoumata Dembele hérite de la tradition des musiciens messagers en accompagnant sa mère dans les cérémonies et les rituels. Son père fabriquait et jouait du balafon.

A 25 ans, elle s’engage à part entière comme griotte dans les cérémonies, les rituels et les célébrations, accompagnée de musiciens jouant le djembé, mais aussi avec des orchestres électrifiés.

n 1998 elle participe à un festival de musique à Bobo-Dioulasso après sa performance, elle est invitée à rejoindre le groupe FARAFINA. Elle chante, danse et joue les petites percussions. Sa venue contribue à une ouverture musicale bienvenue au répertoire.

Lamoussa SANOU

Doumdoum - Bara - Balafon - Percussion

Musicien traditionnel il apprend à jouer dans les cabarets avant d’intégrer plusieurs troupes dont FARAFINA YELEEMBA puis FARAFINA en 2006 avec laquelle il part en tournée.

Soungalo COULIBALY

Flûte – Bara - Voix choeur

Enfant, il était berger et occupait son temps en jouant de la flûte. A 20 ans, il vient à Bobo et occupe divers emplois de manœuvre, maçon, forgeron. Parallèlement, il pratique la flûte avec divers ensembles de Bobo-Dioulasso. En 1983 Mahama Konaté l’invite à rejoindre FARAFINA.

Il aime également chanter et se révèle sur scène un magnifique animateur avec sa façon très personnelle de danser. En composition, on lui doit des titres comme « Mandela » ou « Bi Mousso ». Soungalo joue de la flûte Peul.

Boakary DEMBELE

Djembe - Doumdoum - Bara - Balafon - Percussion

Griot, petit fils et fils de griots, Boakary suivit la fillière des enfants de FARAFINA. Il a joué longtemps avec le groupe de danse YELEEMBA qui a gagné plusieures fois le premier prix dans le cadre de la « Semaine Nationale de la Culture » du Burkina-Faso.

Il a aussi participé à deux reprises à la « Caravane du Sahel » tournée organisée par le Ministre de la Culture, qui sillonne le Burkina, le Sahel et le Niger. C’est un Balafoniste talentueux. Il rejoint FARAFINA en 2001.

Moussa SANOU

Kora lead - Tama- Voix choeur

Moussa constitue l’épine dorsale de FARAFINA grâce à sa Kora. C’est un artiste complet et polyvalent. Il est non seulement un excellent artiste musicien mais aussi un comédien. A ce titre il a travaillé notamment dans la pièce HAMLET NOIR sous la direction artistique de Otto Hubert et la coopération Germano-Suisse (comme Pro-Helvetia).

En 1998 Désiré Somé, directeur du groupe de danse FARAFINA YELEEMBA et les artistes Italiens du KORON TLE donnent corps à cette extraordianire collaboration en constituant l’association SIRABA et la réalisation du Centre de Formation Artistique Artisanal à Bobo-Dioulasso.

Seydoux DEMBELE

Djembe - Doumdoum - Bara- Balafon solo - Percussion - Mandingue - Voix choeur
C’est un excellent artiste soliste de balafon «Mandingue ». De 1996 à 2002, il rejoint le groupe FARAFINA YELEEMBA. Il fera plusieurs tournées avec ce groupe avant de rejoindre FARAFINA en 2002.

Salif OUATTARA

Djembe - Doumdoum - Bara - Balafon - Percussion
Après diverses troupes telles que Makossa, Sabougnouman, Dubaden, il rejoint la troupe de Farafina. Au bénéfice d’un brevet de technicien en maintenance et réseau informatique il excelle également au djembé, au balafon, aux percussions et à la barra.

Badri SANOU

Depuis quelques années, Badri Sanou a rejoint le groupe. Vous aurez davantage d'informations dans quelques jours sur ce qui a amené Badri à se lier à Farafina.

Vibe

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